Homélie du 4e Dimanche de Carême – Laetere Jerusalem – Réjouis-toi Jérusalem

Chers frères et sœurs bien-aimés,

Nous sommes au 4e dimanche de Carême. Nous avons traversé la moitié de ce temps avec des figures comme Noé, Abraham, et Moïse. Aujourd’hui nous méditons sur l’amour de Dieu pour nous, pour toute l’humanité entière.

Nicodème, un haut dignitaire, un pharisien savant, est venu voir Jésus pendant la nuit pour chercher à connaître la vérité. Il vient la nuit par peur des autres, par peur des jugements et de l’exclusion. Et dans cette rencontre, il a trouvé la vérité, il a trouvé la lumière pour sa vie. Jésus lui a révélé l’amour de Dieu d’une manière extra-ordinaire. J’insiste sur le extra-ordinaire, ce qui n’est pas dans notre manière de pensée, de raisonnement, d’attente. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » Une déclaration de Jésus, rapportée par Jean et toute sa communauté.

Nous savons bien que l’Évangile selon Jean est écrit vers la fin du premier siècle, quand tous ou presque tous les apôtres sont morts martyrisés. Cette communauté de Jean souffrait de la persécution, de l’exclusion, de la condamnation et de stigmatisation. Mais l’espérance de la vie, de l’amour et de la miséricorde sont toujours au centre de leur vie. Tout semblait fini, terminé. Il n’y avait plus d’issue. Mais les premiers Chrétiens continuent à mettre leur Foi en Dieu. Ils voyaient en Dieu, à travers leur Maître qui est le Christ Jésus, mort et ressuscité, une puissance d’amour, un amour à la folie, un amour qui se donne jusqu’au bout. Voilà, ils mettaient dans la bouche de Jésus une déclaration extra-ordinaire. Dans la nuit de leur vie, comme Nicodème, ils trouvent en Jésus Christ, le vrai Fils de Dieu, la lumière qui éclaire le monde, qui luit dans la nuit, et qui leur montre le chemin de la vie éternelle. Et ce chemin-là, c’est le chemin d’amour, le chemin de celui qui nous donne la vie : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ce qu’on aime. » Voilà, saint Jean et la communauté johannique nous a offert cette profession de foi en ce Dieu d’amour qui aime le monde et qui osait même donner son Fils unique.

Mes chers frères et sœurs, nous sommes heureux aujourd’hui d’accueillir Perrine et François qui se préparent au mariage. Toute leur histoire commençait aussi par ce mot amour. Ils veulent apprendre à aimer tous les jours de leur vie. Ils veulent faire une aventure, non pas tout seul, mais avec le Christ, l’Amour unique et total de Dieu pour eux. Nous sommes heureux aussi d’accompagner nos deux jeunes lycéens qui veulent recevoir le baptême. Ils veulent renaître d’en haut, par ce sacrement. Ils ont trouvé la lumière de leur vie. Ils apprennent à connaître que le Christ les sauve par un amour à la folie. Ils veulent devenir enfants de Dieu grâce à la mort et la résurrection de Jésus. Ils veulent devenir des témoins vivants du Christ pour ce monde qui a besoin des paroles de pardon, d’espérance et de vie.

« Dieu a tellement aimé le monde. » Il aime en créant cet univers magnifique. Il aime en donnant la vie sur cette planète terre. Il aime en créant l’homme et la femme à son image et il veut qu’il devienne à sa ressemblance. Il aime en respectant totalement la liberté de chacun et de chacune à répondre à son appel d’amour. Mais qui veut ? Le monde est rempli de la violence, de haine. La violence existe en même temps que l’humanité. L’orgueil de l’homme change son coeur, et détruit l’image de Dieu en l’homme. Je viens de participer à un colloque sur la déportation des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale. J’ai découvert qu’il existait en France des camps des Juifs avant qu’on les envoyait dans les camps de concentration pour les exterminer. Nous avons parlé aussi le génocide de Rwanda, le génocide de Khmer Rouge. L’homme peut devenir un loup pour les hommes, quand l’amour n’est pas au centre de sa vie. L’homme devient trop fragile, car il peut être manipulé facilement. Il peut devenir le bourreau qui tue les autres, non pas par haine, mais par nécessité de tuer. Les attaques terroristes, les harcèlements à l’école, les violences familiales physiques ou verbales, nous font peur. On tue le frère en humanité justement parce qu’il n’est pas comme nous, ou parce qu’il ose dire la vérité. Et le temps d’épidémie que nous vivons est un temps aussi difficile. Une question est posée pendant le colloque, est-ce que les erreurs de l’histoire vont se répéter ? Les pauvres deviennent plus pauvres. Les inégalités sont plus graves. Certains riches deviennent plus riches. Le monde va mal. Le monde est malade. La terre est malade à cause de nos péchés. Le monde se détourne contre Dieu, contre l’amour même, car Dieu est amour. Le monde c’est nous.

Mais Dieu continue à aimer le monde. Il l’aime d’un amour vrai, d’un amour d’un Père avec les entrailles comme d’une Maman qui aime son fils. Cet amour est plus grand encore, c’est qu’il donne même son Fils unique. Dieu accepte même que les hommes tuent son Fils gratuitement. Il accepte que les hommes mettent toutes leurs violences sur son Fils. Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, la Parole d’amour de Dieu, l’expression parfaite de l’amour infini de Dieu, se donnait pour nous. Il nous montre un chemin de la vie, une vie nouvelle. Il accepte toute notre violence pour nous pardonner, pour nous faire vivre, pour nous libérer de nos péchés. Jésus est la véritable lumière. Regardez le Christ en croix, comme les Hébreux qui regardaient le serpent dans le désert. Mettons notre Foi en Lui. C’est lui le Christ, il nous sauve en redonnant notre dignité d’être enfants bien-aimés de Dieu.

Frères et sœurs, François et Perrine, Nony et Jayson, malgré nos faiblesses et nos péchés, malgré nos violences et nos infidélités, Dieu continue à nous aimer. Saint Paul a bien dit : « Frères, Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés. » Quoi de plus grand bonheur, de plus grande joie, quand nous ne faisons rien pour mériter, et Dieu nous sauve, qui accepte de mourir à notre place en son Fils unique Jésus Christ ? Il nous demande une seule chose, c’est de nous laisser aimer par Lui pour ensuite témoigner de son amour dans notre vie quotidienne. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ. » Que l’amour de Dieu manifesté en Jésus le Sauveur nous transforme nos paroles, nos regards, nos sens pour qu’en nous voyant, les autres, surtout les non-chrétiens, peuvent reconnaître en nous les vrais disciples du Christ.

fr. Q.M NGUYEN

LECTURES DE LA MESSE AELF

PREMIÈRE LECTURE

La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)

Lecture du deuxième livre des Chroniques

En ces jours-là,
tous les chefs des prêtres et du peuple
multipliaient les infidélités,
en imitant toutes les abominations des nations païennes,
et ils profanaient la Maison
que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.
Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,
sans attendre et sans se lasser,
leur envoyait des messagers,
car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.
Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,
méprisaient ses paroles,
et se moquaient de ses prophètes ;
finalement, il n’y eut plus de remède
à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.
Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,
détruisirent le rempart de Jérusalem,
incendièrent tous ses palais,
et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.
Nabucodonosor déporta à Babylone
ceux qui avaient échappé au massacre ;
ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils
jusqu’au temps de la domination des Perses.
Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur
proclamée par Jérémie :
La terre sera dévastée et elle se reposera
durant 70 ans,
jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos
tous les sabbats profanés.

Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,
pour que soit accomplie la parole du Seigneur
proclamée par Jérémie,
le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.
Et celui-ci fit publier dans tout son royaume
– et même consigner par écrit – :
« Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :
Le Seigneur, le Dieu du ciel,
m’a donné tous les royaumes de la terre ;
et il m’a chargé de lui bâtir une maison
à Jérusalem, en Juda.
Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,
que le Seigneur son Dieu soit avec lui,
et qu’il monte à Jérusalem ! »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)

R/ Que ma langue s’attache à mon palais
si je perds ton souvenir !
 (cf. 136, 6a)

Au bord des fleuves de Babylone
    nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

C’est là que nos vainqueurs
    nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
Si je t’oublie, Jérusalem,
que ma main droite m’oublie !

Je veux que ma langue s’attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n’élève Jérusalem
au sommet de ma joie.

DEUXIÈME LECTURE

« Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères,
Dieu est riche en miséricorde ;
à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes,
il nous a donné la vie avec le Christ :
c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités
et il nous a fait siéger aux cieux,
dans le Christ Jésus.
Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,
la richesse surabondante de sa grâce,
par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,
et par le moyen de la foi.
Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.
C’est Dieu qui nous a faits,
il nous a créés dans le Christ Jésus,
en vue de la réalisation d’œuvres bonnes
qu’il a préparées d’avance
pour que nous les pratiquions.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !  
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :
« De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement,
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie du 3e dimanche de Carême B – Jn 2, 13-25

(Photo trouvé sur internet – le Père Arthur dans un camp des Roms)

Chers frères et sœurs bien-aimés,

Nous entrons dans le troisième dimanche du temps de Carême. Nous avons fait presqu’un tiers du chemin. Nous avons marché avec Noé, puis Abraham et maintenant avec Moïse sur le mont du Sinaï, où le peuple sorti de l’esclavage reçoit les deux tables de la Loi : l’amour du Seigneur et l’amour du prochain.

Je me rappelle, il y a quelques années, quand j’étais à Nîmes : Un jour le père Arthur est venu témoigner auprès des jeunes collégiens de l’Institut Emmanuel d’Alzon. Je l’ai reçu à la communauté. Soudain il a reçu un coup de téléphone des Roms, et la personne qui appelait lui disait qu’un de leurs enfants avait été écrasé par une voiture sur une route nationale. J’ai vu le visage du père Arthur changer. Il était très en colère, furieux. Comment était-ce possible ? La raison était que la police venait d’expulser une famille d’un terrain situé à Wattignies et que cette famille venait rejoindre un autre terrain à Roncq déjà occupé par d’autres familles Roms. Le terrain était situé dans un chemin perpendiculaire à une route nationale très passante :  une petite fille de 7 ans, qui ne connaissait pas bien les nouveaux lieux, a échappé à la vigilance de ses parents qui étaient en train de s’installer et elle a été renversée par un conducteur en état d’ébriété. Vous savez bien, que lorsqu’on est sur le bord de la route où il y a beaucoup de voitures qui circulent, on risque d’avoir de graves accidents. Et voilà, c’était arrivé à un enfant innocent. Le père Arthur était furieux quand il y avait des expulsions car ces gens ne savaient pas où aller. Il avait des problèmes avec les hommes de pouvoir, car il ne supportait pas l’injustice. Il avait un cœur énorme pour les pauvres et les petits. Il ne pouvait pas rester tranquille face à la souffrance humaine, à l’exclusion, à la pauvreté matérielle et spirituelle. Il ne supportait pas qu’on transforme le corps humain en un déchet, en une poubelle qu’on pouvait jeter quand on le voulait.

Saint Jean dans son Evangile aujourd’hui nous raconte un Jésus qui s’est mis en colère. Nous sommes tout au début de l’Evangile de Jean, chapitre 2. Il est allé au temple de Jérusalem pour la première fois. Et c’est là qu’il a vu qu’on y vendait des animaux pour les sacrifices au temple, qu’il y avait des tables d’échange d’argent. En effet, les Juifs de partout à cette époque étaient invités à aller offrir des sacrifices au temple pour la fête de Pâques, en demandant pardon pour leurs péchés. Marie et Joseph eux aussi ont obéi à la Loi en offrant deux colombes. Ceux qui avaient davantage d’argent, pouvaient acheter sur place des animaux plus chers, car ce n’était pas très pratique d’amener les animaux de chez soi au temple pour le sacrifice. Cependant, pour pouvoir acheter des animaux au temple dans le but de les donner en offrandes, il fallait échanger de l’argent. L’argent romain portait l’image de l’empereur, et comme l’idolâtrie était interdite, il fallait échanger cet argent pour de l’argent du temple. Il y avait donc des tables où on pouvait faire cet échange d’argent. Et voilà, Jésus en voyant tout ce commerce dans le temple, a fait un geste à la fois symbolique et prophétique. Il était en colère face à ce commerce, il était en colère face à l’injustice, à la corruption, à l’abus de pouvoir, au vol, face à toute sorte d’injustice. Les gens voulaient faire bien, mais le résultat était que « la maison de Dieu était devenue une maison de commerce. » Il voulait purifier le temple. Mais il voulait aller plus loin. Le vrai temple, c’était son corps lui-même. Ce corps qui va souffrir par amour pour tous, et qui va ressusciter. Le corps physique va se transformer en corps glorieux, car désormais, le corps humain sera le lieu d’habitation de Dieu par son Esprit. Le corps humain, le corps de tous les baptisés, ce sera le sanctuaire où le Dieu d’amour et de miséricorde sera venu le purifier par le feu de son esprit, par sa colère sainte qui nous transforme.

Mes frères et sœurs bien-aimés, le père Arthur, de son vivant, a vu ce corps humain le temple de Dieu. Il a combattu pour que « l’image de Dieu en l’homme qui est menacé soit restaurée ». Il est allé « là où l’homme est menacé comme image de Dieu ». Il a vécu la pauvreté extrême en son enfance. Il a perdu une jambe. Mais il a voulu consacrer sa vie comme prêtre pour la vie de la multitude, en humilité, en pauvreté, en obéissance et en chasteté comme un religieux. Il a tout fait pour que le Royaume de Dieu règne dans les cœurs des hommes et des femmes. Il était habité par l’amour de Dieu qui le relevait, le mettait debout malgré sa seule jambe. Il a vécu auprès des pauvres, des prisonniers, des malades, des prostitués, des exclus. Avec son caractère, sa faiblesse, sa petitesse et ses péchés en tant qu’homme, il s’est laissé aimer par le Dieu de Jésus Christ. Il a vu la puissance de Dieu à travers ce Jésus crucifié, détruit.

Oui, frères et sœurs, nous faisons mémoire de notre frère et père Arthur aujourd’hui. Cela fait 100 jours depuis sa disparition physique parmi nous. Mais il nous inspire toujours.

Le Seigneur Jésus nous invite aujourd’hui à ouvrir notre cœur pour lui. Rien n’est plus grand que l’amour, le zèle de la maison de Dieu. C’est seulement avec ce zèle de Dieu, un Dieu crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens, « Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient juifs ou grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. »

Le Carême est un temps formidable pour nous de nous mettre à plat, de laisser travailler l’amour de Dieu en nous, pour que nous puissions sortir de notre confort, de nos divans, de nos enclos, de nos murs qui nous séparent. Détruisons les murs, construisons des ponts, laissons-nous habiter par l’Esprit Saint, l’Esprit d’amour et de miséricorde de Dieu.

Jésus préfère que des chrétiens sortent d’eux-mêmes, même si, en sortant, nous attrapons des blessures, des saletés, des poussières, des maladies. Mais, c’est seulement en sortant de nous- mêmes, que nous pourrons rencontrer le visage de Dieu sur les visages de nos frères et sœurs qui souffrent et qui ont besoin de nous, même pour un seul verre d’eau qui pourra les rafraichir.

Ensemble, marchons vers Pâques avec l’amour de Dieu qui nous transforme à mieux aimer nos frères et sœurs en humanité. Prions pour notre Pape qui nous donne l’exemple de quelqu’un qui va à la rencontre des autres, qui construit des ponts, et qui appelle tout homme et toute femme à se reconnaitre comme frères et sœurs d’un même Père. Amen.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/2014/02/22/roncq-une-fillette-rom-decede-fauchee-par-une-voiture-un-homme-en-etat-d-ebriete-en-garde-vue-420157.html

Lectures de la Sainte Messe : (AELF)

Lectures de la messe

Première lecture (Ex 20, 1-17)

En ces jours-là, sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération. Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom. Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié. Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. » – Parole du Seigneur. 

Psaume (18b (19), 8, 9, 10, 11)

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables : plus désirables que l’or, qu’une masse d’or fin, plus savoureuses que le miel qui coule des rayons. 

Deuxième lecture (1 Co 1, 22-25)

Frères, alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient juifs ou grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. – Parole du Seigneur. 

Évangile (Jn 2, 13-25)

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme. – Acclamons la Parole de Dieu. 

Messe Tridentine – Missel 1962

Je voudrai vous partager une réflexion :

Ceux qui se disent « défenseur de la Tradition » en s’accrochant sur telle ou telle livre ou édition, par exemple les tradis qui s’accrochent sur le Missel de 1962 qu’ils qualifient « le Messe Tridentine » (on sait bien que cette forme a été modifiée à plusieurs reprises par les papes), qu’ils adorent le livre du Missel, et ils ne voient pas la vitalité de l’Esprit Saint soufflée sur la Tradition vivante de l’Eglise. N’est-ce pas une forme de l’idolâtrie ? C’est un péché contre l’Esprit Saint, me semble-il. De même ceux qui divinise une langue, par exemple la langue latine (le Latin), et qu’ils considèrent cette langue comme « langue de Dieu ».

En effet, c’était une langue des humains. Pourquoi on divinise la langue humaine, utilisée même par les hérétiques et les profanes, dans les littératures jusqu’à la réforme ? N’est-ce pas une forme d’idolâtrie ? La seule langue de Dieu, c’était manifestée à la Pentecôte, c’est la langue de feu de l’Esprit Saint, une langue d’amour et de miséricorde, qui dépasse toutes les langues humaines. Si l’on enferme Dieu dans une langue morte, et l’adore plus que Dieu lui-même, n’est-ce pas une forme d’idolâtrie ? Est-ce pas le péché contre l’Esprit Saint ? Quand on se considère comme plus vraie que les autres, et on s’attache à une tradition humaine plutôt que la Tradition vivante qui est prête à répondre aux besoins et aux questionnements de son temps, on s’enferme dans ce qui n’existe même pas. Ce n’est pas parce que je suis un livre ancien, je deviens plus vrai, plus tradi, plus juste. C’est une tromperie.

Je ne vis pas dans le passé. Je suis l’homme de mon temps, ni du passé et ni du futur. Et pourquoi je m’accroche à un truc que je ne suis pas le maître ? Ce que Jésus dit est vrai en disant au jeune homme : « Que lis-tu ? »L’esprit fondamentaliste et traditionnaliste prétendu est dangereux. Pourquoi ? C’est comme l’homme qui voit le soleil et qui veut regarder directement au soleil en pensant qu’il voit la vérité et qu’il détient la vérité. Mais il ne rend pas compte que le soleil peut lui rendre aveugle et malade. Le soleil est pour éclairer le chemin, et non pas pour regarder droit dedans. La Tradition de l’Eglise est une lumière de la Vie. Elle est lumière, parce qu’elle offre le chemin qui est le Christ et elle montre le Christ qui est notre Lumière véritable. Si tu penses que tu t’accroche à la tradition en faisant des choses comme un perroquet, tu te détruit et c’est un péché grave. Mais la Tradition de l’Eglise est vivante, car elle compte aussi sur toi pour marcher comme homme debout, homme de son temps, prêt à rendre compte de ta foi. La Tradition n’est pas résumée sur un livre quelconque, ni le Missel de 1962 ou autre.

La Tradition est toujours à renouveler, car c’est la force de l’Esprit Saint. Si tu dis que tu es catholique, mais tu te mets à part et tu crois que toi seul détient la vérité, c’est sectaire et dangereux. Certains disent qu’ils aiment la Messe en latin, et ils courent derrière des gens qui les enferment dans le livre du Missel 1962 dit « tridentin », ils s’exposent aux tromperies car ils suivent les gens qui adorent le livre et non pas le Dieu vivant.

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https://www.fsspsaintmartin.fr/qui-sommes-nous/la-messe-traditionnelle/

Le Pape Paul VI, suite au Deuxième Concile de Vatican, a continué le travail sur la restauration de la Liturgie, surtout sur la Sainte Messe. Il n’a rien changé la structure et l’essence de la Messe. Il a ôté ce qui est ajouté au cours des siècles, et restauré ce qui était supprimés. Il faut voir l’exhortation du Pape Benoit 16 Sacramentum Caritatis et la Présentation Générale du Missel Romain pour comprendre mieux.

http://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20070222_sacramentum-caritatis.html

http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/ccdds/documents/rc_con_ccdds_doc_20030317_ordinamento-messale_fr.html

Citations Giorgio AGAMBEN « ce qui reste d’Auschwitz »

La dignité humaine : les musulmans  « c’est de là, j’imagine que vient le terme d’usage à Auswchwitz pour désigner ceux qui étaient en train de mourir de dénutrition : les « musulmans ». » (cit. Ryn et Klodzinski, p.94), p.51

« personne n’a pitié du musulman » p.51

« Ils n’étaient que déchets inutiles. » p.51

« Tous les « musulmans » qui finissent à la chambre à gaz ont la même histoire, ou plutôt ils n’ont pas d’histoire du tout : ils ont suivi la pente jusqu’au bout, naturellement, comme le ruisseau va à la mer. » p. 51

« les morts vivants s’appelaient Gamel, Crétins, Estropié, Nageurs, Chammeaux, cheiks fatigués, musulmanes, joyeux… » (cit. Sofsky, p.400, n.5, p.52)

Expression : muslim, celui qui se soumet sans réserve à la volonté divine (fatalisme islamique) … le « musulman » d’Auschwitz semble avoir perdu toute volonté et toute conscience. p.53

« En vérité, c’étaient la dignité et le manque de dignité de l’homme qui m’intéressaient », Lévi, cit. p.56 « il lui fallait s’intéresser au manque de dignité autant qu’à la dignité. P.56

« détruisait à jamais la possibilité de distinguer entre l’homme et le non-homme » p.57

« le musulman est un être indéfini, au sein duquel non seulement l’humanité et la non-humanité, mais encore la vie végétative et la vie de relation, la physiologie et l’éthique, la médecine et la politique, la vie et la mort passent les unes dans les autres sans solution de continuité. » p. 57

Kierkegaard : « l’exception explique et la règle et soi-même. Si l’on veut étudier correctement la règle, il faut prendre à bras-le-corps une exception réelle. » p.58

Chez Bettelheim, le camp, comme situation extrême par excellence, permet-il de discerner ce qui est humain et ce qui ne l’est pas, de distinguer le musulman et l’homme. P.58

Karl Barth a remarqué … que l’homme a la capacité unique de s’adapter si bien à la situation extrême que celle-ci ne peut plus en rien remplir sa fonction discriminante. P.58

« Auschwitz est donc ce lieu où l’état d’exception coïncide parfaitement avec la règle, où la situation extrême devient le paradigme même du quotidien. » p.59

« la vue des musulmans répond à un scénario inédit, et le regard humain ne peut la soutenir » p.62

« être et temps », la mort … est le lieu d’une expérience décisive qui, sous le nom d’« être-pour-la-mort » p. 95

« La mort, envisagée comme possibilité, est absolument vide, elle n’a aucun prestige spécial : elle est la simple possibilité de l’impossibilité de tout comportement et de toute existence. » p.95

« Le camp est en effet le lieu où toute distinction entre propre et impropre, entre possible et impossible, s’efface radicalement. » p.97

« à Auschwitz on ne peut plus faire de distinction entre la mort et le simple décès, entre mourir et « être liquidé ». p.97

« souffrance poussée à la plus extrême puissance », « n’a plus rien d’humain ».

« Tandis que les victimes témoignaient de leur inhumanisation, du fait qu’elles avaient supporté tout ce qu’elles pouvaient supporter, les bourreaux, torturant et assassinant, sont restés des « honnêtes hommes », ils n’ont pas supporté ce que pour tant ils pouvaient supporter. P.100-101

« le musulman est le non-homme qui se présente obstinément comme homme, et l’humain qu’il est impossible de distinguer de l’inhumain. » p.105

Foucault en 1976, « le racisme est précisément ce qui permet au bio-pouvoir de marquer dans le continuum biologique de l’espèce humaine des césures, réintroduisant ainsi dans le système du « faire vivre » le principe de la guerre. » p. 108-109

« le camp de concentration est destiné à la production du musulman ; le camp d’extermination, à la production pure et simple de la mort. » p. 109

« L’homme est donc toujours en deçà ou au-delà de l’humain ». p.178

4. « l’homme est le parlant, le vivant qui a le langage, parce qu’il peut ne pas avoir la langue, parce qu’il peut l’in-fantia, l’enfance » p. 191

« le témoignage est une puissance de dire, et une impossibilité qui accède à l’existence à travers une possibilité de parler. » p. 192

« le témoignage est donc toujours une dualité essentielle, où l’on intègre et fait valoir une insuffisance, une incapacité. » p. 197

Un ancien Traditionnaliste

Mes amis

Je trouve que cet article vaut la peine de lire et de méditer.

Certains ignorent vraiment ce que c’est. Certains disent la Messe à la bricolage sans respecter les guides pour une belle et authentique célébration. Cela fait fuir nos paroissiens vers des groupes traditionalistes. Je crois qu’il faut être honnête avec soi-même et avec l’Église. Nous sommes héritiers d’une Tradition non pas morte, mais vivante. Il suffit respecter ce qu’il nous guide pour que la Vie ecclésiale soit un bon témoignage du Christ à ceux qui sont autour de nous.

C’est scandaleux de semer la zizanie et la confusion.

Merci à l’abbé Pierre N pour votre témoignage!

Par l’Abbé Pierre N., prêtre belge

Prêtre diocésain depuis presque quinze ans, curé de plusieurs paroisses, j’ai toujours été intéressé par les questions liturgiques. Très tôt, j’ai découvert ce que l’on appelle de façon abusive “la Tradition” et la “Messe traditionnelle”. J’ai fréquenté les “fraternités sacerdotales” Saint-Pierre et Saint-Pie X… A l’heure de l’entrée au séminaire, j’ai décidé de devenir prêtre diocésain. Après une formation complète et dispensée par des professeurs consciencieux, j’ai été ordonné au début des années 2000.

J’ai appris à célébrer la “forme extraordinaire” du rite romain. Nommé vicaire de sept paroisses, j’ai évidemment célébré tous les jours la Messe de Paul VI. Néanmoins, je profitais de diverses occasions pour célébrer la “messe tridentine”. Mon cœur tendait vers cette liturgie que je souhaitais faire connaître à mon entourage. Avec le recul, je me rends compte que mes motivations étaient négatives. Je comparais sans cesse “l’ancien” et “le nouveau” rite en approfondissant le premier et en nourrissant une multitude de préjugés sur le second…….

En guise de conclusion, il me semble important que chaque prêtre catholique célèbre la Messe selon les règles actuelles du Missel romain, c’est-à-dire dans la forme ordinaire, en utilisant toutes les possibilités du rite restauré et en refusant le “bricolage liturgique”. C’est, à mon humble avis, la seule solution contre la radicalisation de certains fidèles. Fort heureusement, la réalité et la vitalité de l’Eglise dépassent largement les groupuscules traditionnalistes, même s’ils font beaucoup de bruits en France et même en Belgique par l’importation de prêtres… français.

Il importe donc de considérer l’Eglise dans sa dimension universelle qui, pour être crédible face à nos contemporains, doit affronter les problèmes de ce temps avec audace et fidélité à l’enseignement du Christ.

Chaque prêtre a le devoir d’œuvrer pour l’unité de l’Eglise. Dans la crise de la foi et de l’autorité que nous vivons, le plus beau témoignage que le prêtre doit donner, c’est de vouloir ce que veut l’Eglise aujourd’hui, dans l’obéissance et la fidélité.

“Respecter la liturgie lorsqu’elle évolue dans le seul but de traduire la foi et la vie intime de l’Eglise, c’est manifester publiquement tant l’amour que nous portons au Christ que notre docilité à l’enseignement de son Eglise. C’est aussi favoriser, cultiver et approfondir la vertu d’obéissance par laquelle on a toujours su reconnaître les véritables disciples du Christ.” (Denis Crouan, Tradition et liturgie, Ed. Téqui., 2005)

Abbé Pierre N. , prêtre belge

Voir le lien : https://www.diakonos.be/un-pretre-belge-temoigne-jetais-traditionaliste/

Danger sectaire de certains groupes des Tradis

Ce qui fait mal c’est quand on voit un ami ou une amie qu’on aime beaucoup tombe dans les mains des sectes et on se sent incapable de l’aider. Ils sont devenus des victimes sans savoir. C’est douloureux !Il existe dans l’Eglise des groupes sectaires qui se mettent à part. Ils commencent à accuser les pratiques de l’Eglise :

– la communion à la mains est considérée comme indigne car les mains sont salles (ils oublient que la bouche est pire, et le coeur de haine est abominable)- la forme de la Messe ordinaire n’est pas traditionnelle et protestante (ils ne savent pas que la Messe Ordinaire est plus traditionnelle que la Messe traditionnaliste)

– ils disent que le latin est une langue liturgique et les autres langues ne sont pas. (ils ne savent pas que toutes les langues sont liturgiques car la liturgie avant tout n’est pas d’une langue, mais la manière où l’homme prie Dieu. Il existe dans l’Eglise catholique universelle des langues différentes et des rites différentes et non pas que le latin et le rite tridentine).

– ils accusent la Messe Ordinaire car le prêtre se tourne vers le peuple et les gens adorent le peuple et non pas Dieu (C’est complètement faux et mensongère. Le prêtre et les fidèles se tournent vers l’autel, et non pas vers le prêtre, et le prêtre n’est pas l’objet de culte. Le prêtre parle et prie dans la personne de Jésus époux et pasteur, avec l’Assemblée, et peut être face à l’Assemblée. Dans les églises, on peut se mettre devant, à droite, à gauche ou derrière. L’important c’est qu’on se tourne vers l’autel qui représente le tombeau du Christ, l’autel de sacrifice et le Christ lui-même.)

– Ils accusent que la Messe est comme un repas et non pas le sacrifice. (C’est mensongère, car la Messe est avant tout un sacrifice. La Messe anticipe et réalise le sacrifice du Christ. Elle réalise le sacrifice mais non sanglant. La Messe n’est pas que la partie eucharistique. Elle est aussi la Parole. Deux grandes parties distinguées et unies : La Parole de Dieu et le Sacrifice eucharistique.)

– Il y a que des accusations. Et ils voient que tout ce que l’Eglise fait aujourd’hui est diabolique. Ils disent qu’ils reconnaissent le Vatican II mais pas d’accord sur tel ou tel point. Comment on peut reconnaitre le Concile sans accepter sa totalité ? Le Concile est l’œuvre de l’Esprit soufflé sur l’Eglise. Si l’on rejette une partie, on rejette le tout.

– Ils disent qu’ils sont les gardiens de la Tradition, et leur Messe est traditionnelle. C’est complètement faux. Comment peut-on être traditionnelle en coupant de la Tradition qui est l’Eglise entière et universelle ? Comment peut-on être gardien de la Tradition en rejetant le gardien qui est l’Eglise de Rome soufflé par l’Esprit Saint ?

– Ils voient que chez eux il y a le salut, et ils sont dans la vérité. Ils font peur à leur fidèle que Dieu va condamner et va mettre en enfer tout ceux qui ne respectent pas la Loi, leur Loi. Ils parlent tout temps de l’enfer, de diable. Ils rejettent les autres chrétiens qui ne sont pas comme eux. Ils condamnent tout le monde.

– Ils accusent que les églises sont vidées à cause du pape, à cause de la réforme de Vatican II. (C’est mensongère, car ce n’est pas le Vatican II et la Messe Ordinaire qui vident les églises. C’est une part des abus liturgiques de certains prêtres qui appliquent mal la Réforme liturgique, mais avant tout c’est l’esprit mauvais du 68 qui rendent les gens orgueilleux et non pas le Vatican II. Il y a toujours des fidèles qui restent. Ils s’engagent beaucoup, dans la vie de l’Eglise, et surtout dans la charité. Comment pourra-t-on vivre la Foi sans la charité envers les frères et les soeurs en difficulté ?)- Ils disent que le Vatican II n’a rien de neuf et ça ne sert rien, car il n’y a pas de dogme. Et s’il y a des dogmes, ces dogmes sont faux. En tout cas, ils accusent toujours l’Eglise. Mais en même temps qu’ils disent à leurs adeptes qu’ils sont fidèles à l’Eglise catholique et ce sont eux qui représentent la vraie Eglise. (C’est complètement faux. Le Vatican II est la suite du Vatican I qui n’a pas fini. Le Vatican II a 4 constitutions dogmatiques sur l’Eglise, sur la Parole de Dieu, sur la Liturgie et sur la relation de l’Eglise et le monde. L’Eglise peuple de Dieu, Marie Mère de l’Eglise … sont des dogmes affirmés par le Vatican II, par exemple …)

Quand on divise, quand on accuse, quand on se sépare de l’Eglise et de la société, on enferme les autres. Le Christ n’a jamais voulu des gens qui se ferme sur eux, orgueilleux, égocentriques, et qui accusent tout temps les autres pour se donner raison.C’est un signe sectaire et qui mène non pas à la vie, mais à la mort. C’est douloureux de voir nos amis et amies chers qui tombent dans la gueule de ces loups qui se déguisent en agneaux et en gardiens fidèles. On ne peut pas être chrétien sans aimer l’Eglise et avoir confiance en Eglise. Jésus a promis : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. »Le successeur de Pierre, notre Pape, hérite cette promesse de Jésus. Ils continuent l’œuvre de Dieu. Les sectes savent bien quand ils accusent le Pape, ils vont réussir à réunir les fidèles vers eux. Ce n’est pas la question de la Messe en telle ou telle forme, mais c’est l’orgueil et la désobéissance, la méfiance et la division. C’est l’œuvre de diable qui divise, qui sème le doute, et qui accuse, et non pas l’œuvre de l’Esprit Saint. On parle du péché contre l’Esprit Saint. C’est ça. Beaucoup de personnes sont devenus victimes de ces sectes, surtout chez les traditionnalistes mensongères. Ils donnent des mauvais exemples de la Foi chrétienne, et qui font l’Eglise dans l’Eglise. C’est la division et non pas l’unité. Ils transforment la Messe en un lieu de division et de haine, de doute. Ce document de l’Eglise de France nous aide à identifier les sectes, et prévenir à nos frères et sœurs pour qu’ils ne tombent pas dedans. Ce n’est pas facile d’en sortir après. Et quand la personne puisse sortir de ces sectes, il y a des conséquences énormes dans leur vie psychologiquement et spirituellement, et parfois physiquement.

Voir le lien : https://eglise.catholique.fr/wp-content/uploads/sites/2/2019/06/DP-Derives-sectaires-2019.pdf?fbclid=IwAR1iCQKbyiYBKRn7JkRQOFfHGgrOWinj9y5mJOOZeoc2Nrl49ezrJrjcwcE

Avertissement des tendances sectaires dans l’Eglise Catholique

Mes amis,

Je publie ce document de l’Eglise de France pour nous signaler le danger des dérives sectaires. C’est douloureux de voir nos amis et amies qui peuvent tomber dedans. Prions pour que l’Eglise soit vraiment sel de la terre, lumière du monde, qui aident les gens à vivre la liberté. Voici des critères pour reconnaître des dérives sectaires. Il faut dire aux gens, à nos amis et amies, à nos familles même. Ce sera trop tard et nous regretterons.

LES CRITÈRES pour reconnaitre des dérives sectaires :

Attirer et séduire : le culte de la personnalité

Les membres du groupe sont attirés et rassemblés autour d’un fondateur ou d’un leader à la personnalité complexe et dans son parcours et dans sa prétention. Cette dernière fait poser la question suivante : comment la communauté se situe-t-elle dans l’histoire ecclésiale et l’ensemble du Corps du Christ ? La naissance du groupe Loin en amont, l’Église elle-même se doit d’exercer un discernement des vocations. Il lui arrive malheureusement d’accepter dans la prêtrise ou la vie religieuse des personnes qui n’ont rien à y faire. Ses raisons sont diverses : la tentation du nombre et la peur de la raréfaction, la séduction du jeunisme, du spiritualo-business et de la puissance, la méconnaissance voire l’impasse sur des déficiences psychologiques. Or, les conséquences de telles erreurs peuvent être redoutables. Un certain nombre de candidats à la prêtrise refusés dans un diocèse sont acceptés facilement et rapidement dans un autre. De même en ce qui concerne la reconnaissance d’une association de fidèles ou d’une communauté religieuse. C’est la raison pour laquelle les évêques suisses ont rappelé en 2014 cette exigence : « Si les candidats à la prêtrise ou à la vie religieuse changent de lieu de formation ou de communauté, les informations entre les responsables doivent circuler de manière claire et précise » ]

1 . Cet échange élémentaire nécessite bien entendu le devoir d’informer et surtout de se laisser informer, sans confondre miséricorde et éthique pastorale. Le culte du fondateur Quel est le statut réel du fondateur ou du responsable ? « Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de Père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur… » (Mt 23, 9-11). Or, il arrive dans certains groupes que le fondateur ou supérieur prenne en quelque sorte la place du Christ : les membres le vénèrent, le mettent sur un piédestal et lui vouent une obéissance ou plutôt une soumission absolue. Aux yeux des adeptes, Dieu passe directement et ne passe que par lui. Sa parole est… parole d’Évangile. Et ses écrits ou enseignements en arrivent à supplanter les Écritures, lesquelles ne peuvent se comprendre bien entendu que par les explications du « maître ». Un tel investissement dans le fondateur permet tout naturellement de le proclamer « berger à vie ». Et bien évidemment, toute révélation de conduites scandaleuses est accueillie par le déni, la dénonciation d’un complot et d’une persécution. En réalité, il y a des « paternités » et des « maternités » qui sont des usurpations et des infantilisations. La vérification constante à faire est : le Christ est-il premier, «la » référence ? Son Père et notre Père est-il le but de notre quête à tous (y compris le supérieur) ? Sa Parole est-elle la lumière de notre route ou s’éclipse-t-elle devant les écrits, les enseignements et la pensée du supérieur ? Hors du groupe, pas de salut Comment le groupe se situe-t-il dans l’Église? Quelle est son ecclésiologie ? Quelle est sa communion avec les autres prêtres, les autres communautés ? « Vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres du corps… » (1 Co 12, 27). Même si ce genre de groupe se présente au début comme étant complémentaire et solidaire de ce qui existe déjà dans l’Église, il se pense en fait de manière exclusivement alternative : c’est par lui et par lui seul que passe aujourd’hui le salut de l’Église. Tout le reste est taxé de tiédeur, d’infidélité, de trahison, de modernisme. De cet élitisme découle le caractère « holistique » de ces communautés : toutes les vocations sont revendiquées dans le groupe qui se suffit ainsi à lui-même comme une « arche de salut » et une « église parallèle ». Les autres étant considérés comme incapables de comprendre le charisme du groupe, celui-ci se veut autosuffisant jusque dans le discernement, la formation ou l’accompagnement de ses membres. Même en présence de pathologies psychiques nécessitant un soin approprié, les psychologues externes sont considérés comme le diable. Obligation est parfois faite de se confesser uniquement à un prêtre de la communauté. La formation, les retraites sont strictement internes et l’accent est mis massivement sur la pensée du fondateur. Au-dessus des lois Comment le groupe se situe-t-il dans le monde ? « Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? » Il répondit : « Oui ». Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier… « va donc jusqu’au lac, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi » » (Mt 17, 24-27). On peut remarquer au passage que cette providence n’évite pas à Pierre de mettre la main au filet ! La dimension de l’incarnation est en effet fondamentale pour nous les disciples du Verbe fait chair, celui qui s’est fait en vérité homme parmi les hommes.

Pourtant, ces habitants de la « cité céleste » que constitue le groupe ne se considèrent plus du monde et se situent au-dessus des réalités terrestres et donc des lois. Ainsi, contrairement aux injonctions des évêques, on ne cotise pas à la Cavimac. Sans parler des infractions au niveau économique et fiscal, au droit du travail ou aux règles de sécurité. De la même façon, les lois ecclésiales sont ignorées ou contournées (par exemple en ce qui concerne les engagements, la formation, la durée des étapes, les règles à suivre en matière d’élections). Le flou juridique de certains groupes expose même les membres récalcitrants à toutes sortes d’abus sans le moindre recours possible. Isoler : la coupure avec l’extérieur Certes, la vie consacrée implique de « tout quitter », avec un ensemble de renoncements, par le choix de moyens adaptés à la quête de l’essentiel.

Mais cela ne saurait se faire au détriment de l’amour : « …Si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour [la foi qui agit par la charité], je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante » (1 Co 13, 1 et sq). Amour du prochain que sont la famille, l’environnement social, l’humanité tout entière et la vie du monde, dans la communion et la solidarité. « Caïn, qu’as-tu fait de ton frère ? » (Gn 4, 9-10).

La communion se vit aussi entre tous les membres de la communauté elle-même. La relation et la parole ne sauraient être uniquement verticales. La communion se vit de même avec l’Église locale et l’Église universelle. Cette vie ecclésiale au sein de laquelle évolue le groupe doit pouvoir le traverser et l’irriguer. Même si une communauté professe une sensibilité particulière, elle ne saurait bannir de sa bibliothèque et de sa réflexion certains auteurs. De même, il n’est pas bon signe de se passer des services d’intervenants extérieurs (confesseurs, accompagnateurs spirituels, prédicateurs de retraite, clercs ou laïcs, hommes ou femmes…) sous prétexte qu’ils ne peuvent comprendre le « charisme » du groupe. Vivre dans une bulle ou un vase clos n’est jamais bon signe. Enfin, tout quitter ne signifie pas faire les anges en méprisant les paramètres de notre condition charnelle. D’ailleurs, dans sa sagesse, la vie monastique est respectueuse précisément d’un équilibre de vie ; il ne s’agit pas de jouer aux surhommes, aux « parfaits ». Au contraire, suivre un « gourou » entraîne les adeptes dans de multiples ruptures (relationnelle, sociale, économique, sanitaire, intellectuelle, spirituelle et ecclésiale…)

Les ruptures

Elles sont multiples et enferment la recrue dans une véritable bulle totalement déconnectée de la réalité : ruptures familiales à partir du moment où la famille émet quelque interrogation ; ruptures amicales; rupture sociale avec changement de prénom et disparition du patronyme ; rupture des études, de la profession ; ruptures économiques : la recrue se déleste de ses biens entre les mains du groupe ; ruptures d’informations : ni télévision, ni radio, ni presse, ni téléphone ; index pour les lectures ; rupture sanitaire : confusion psycho-spirituelle, psychologues diabolisés, vaccinations interdites, médecines et psychothérapies alternatives imposées, collusion et consultations exclusives avec des médecins « amis » de la communauté… ; rupture ecclésiale : fonctionnement autosuffisant, méfiance vis-à-vis des autorités, mépris pour les autres réalités ecclésiales ; et même rupture interne entre les membres : absence de relations interpersonnelles, devoir de délation. ….

Lien : https://eglise.catholique.fr/wp-content/uploads/sites/2/2019/06/DP-Derives-sectaires-2019.pdf

Communier à la langue ou avec la mains ?

Beaucoup de nos frères qui s’attachent à la Messe du Jean XXIII en 1962 veulent garder la tradition de recevoir la Sainte Hostie directement sur la langue en s’agenouillant. Ils ont peur de ne pas être digne du Seigneur, et que leurs mains sont trop sale pour recevoir le Corps du Christ. C’est pire c’est qu’ils ont peur du vol, du sacrilège, de la profanation de Sainte Hostie. Ils disent qu’on reçoit le Seigneur et on ne s’en sert pas.

Je crois que quand nous lavons bien nos mains par le gel, notre main est beaucoup plus propre que notre bouche qui contient de 50 million de bactéries. Et quand à virus, ce sera pire. Le Seigneur Jésus nous a dit de « prenez et mangez, prenez et buvez », et Il n’a jamais dit « ouvrez la bouche et avalez ». Si nous aimons le Seigneur, aimons et gardons ce qu’Il nous demande à faire. Les laïcs ne peuvent pas se servir directement du ciboire, mais ils reçoivent de la part du ministre. Quand nous adorons le Seigneur, nous aimons tout notre corps, toute notre vie, car notre corps est devenu le Corps du Christ. Si nous respectons le Corps du Christ présent dans la Sainte Hostie, nous respectons aussi le Corps du Christ présente dans chacun de ses membres.

Saint Augustin nous a bien dit : « Devenez ce que vous recevez, le Corps du Christ. » Nous ne remplaçons pas le Christ, mais nous sommes unis à Lui grâce à ce sacrement qui fait de nous les Temples de l’Esprit Saint. Si le Christ nous aime jusqu’à donner son Corps, c’est qu’Il veut sauver notre Corps mortel. Recevons le Corps du Christ dans la main, et communion dans la bouche, nous contemplons la grandeur de l’Amour de Dieu pour nous. Il se fait petit pour nous faire grandir, il s’abaisse pour nous élever. Le sacrement de l’Eucharistie du Saint Corps et du Saint Sang du Christ, c’est le sacrement d’Amour.

Quand nous recevons la Sainte Hostie avec tout notre coeur, tout notre amour, avec soin, et nous recevons les petits miettes dans la main, c’est cela nous aimons plus notre Seigneur qui se donne à nous. Privez nos frères et soeurs de la Communion Corporelle est très difficile. Mais voir aussi la grandeur de l’Amour de Dieu pour nous par le recevoir dans nos mains, de nous laissez tenir la main, de se laisser être dans nos mains, et entrer en nous par notre bouche, c’est une histoire d’amour infini de Dieu qui se donne jusqu’au bout. Pour cela, il suffit guider nos frères et soeurs. Jésus a dit bien : « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. » (Mt 15, 11).

Vous savez, la peur de recevoir dans la main c’est comme vous dites : « grave accident eucharistique … vol d’hostie ». C’est légitime d’avoir peur. Il suffit d’observer et de demander ceux qui reçoivent le Corps du Christ se met à gauche ou à droite d’un mettre et communie face à la Croix. Toute la communauté peut observer aussi. Et les servants d’autels aussi, peuvent voir facilement. Mais vous vous souvenez de ce que dit saint Thomas quand on lui pose la question sur l’Eucharistie mangé par les souris ? Jésus ne reste pas confiner dans l’hostie même si c’est la présence réelle et son vrai Corps et son vrai Sang.

Vous pouvez lire cet question 80 article 4 où Saint Thomas d’Aquin répondait à cette question : http://www.santorosario.net/somme/tertia/80.htm

Citations : « Solutions : 1. Ces paroles et d’autres semblables doivent s’entendre de la manducation spirituelle, qui ne convient pas aux pécheurs. C’est une mauvaise intelligence de ces paroles qui a amené l’erreur réfutée ci-dessus, parce que ses auteurs n’ont pas su distinguer entre manducation corporelle et manducation spirituelle.

2. Même si c’est un infidèle qui mange les espèces sacramentelles, il mange le corps du Christ dans le sacrement. C’est pourquoi l’on peut dire qu’il mange sacramentellement, si l’on détermine par cet adverbe ce qui est mangé. Mais si l’on se met au point de vue de celui qui mange, alors, à proprement parler, il ne mange pas sacramentellement, parce qu’il ne traite pas ce qu’il mange comme un sacrement, mais comme un aliment ordinaire. Sauf peut-être si cet infidèle avait l’intention de recevoir ce que l’Église confère, quand bien même il n’aurait pas la vraie foi à l’égard des autres articles, ou même à l’égard de ce sacrement.

3. Même si une souris ou un chien mange une hostie consacrée, la substance du corps du Christ ne cesse pas d’exister sous les espèces aussi longtemps que ces espèces subsistent, c’est-à-dire aussi longtemps que la substance du pain subsisterait ; il en serait encore de même si l’hostie était jetée dans la boue. Et cela n’attente en rien à la dignité du corps du Christ, lequel a voulu être crucifié par les pécheurs sans que sa dignité en fût abaissée, d’autant plus que la souris ou le chien ne toucherait pas le corps du Christ sous son aspect propre, mais seulement sous les espèces sacramentelles.

Certains auteurs ont bien dit que, dès que le sacrement est touché par une souris ou un chien, aussitôt le corps du Christ cesse de s’y trouver. Cela encore déroge à la vérité du sacrement, comme on l’a dit ci-dessus.

Il ne faut pas dire, cependant, que l’animal sans raison mange sacramentellement le corps du Christ, car par sa nature il ne peut pas le traiter comme un sacrement. Ce n’est donc pas sacramentellement, mais c’est par accident qu’il mange le corps du Christ, comme un homme qui mangerait une hostie consacrée sans savoir qu’elle est consacrée. Et puisque ce qui est tel par accident ne forme pas une espèce, dans aucun genre, par conséquent cette manière de manger le corps du Christ ne peut former une troisième manière qu’on distinguerait de la manducation sacramentelle et de la manducation spirituelle.

« Jésus lui même a condamné sévèrement les Pharisiens qui lui critiquaient de ne pas laver les mains avant le repas : « Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?  » (Lc 11, 39-40). Ce n’est pas la main qui a des problèmes, c’est le coeur de l’homme. Si l’on reçoit le Christ dans la bouche, sur la langue directement, et on a le coeur de haine, on a la langue qui condamne, qui dit du mal de l’autre (comme critiquait saint Jacques Jc 3, 8-10 : « 08 mais la langue, personne ne peut la dompter : elle est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel. 09 Elle nous sert à bénir le Seigneur notre Père, elle nous sert aussi à maudire les hommes, qui sont créés à l’image de Dieu.10 De la même bouche sortent bénédiction et malédiction. Mes frères, il ne faut pas qu’il en soit ainsi. »).

Donc est-ce que c’est mieux de recevoir sur la langue et on se sent plus morale, plus juste, plus digne du Seigneur, ou sur la main, ou sur la langue, mais toujours avec un coeur de confiance, un amour pour le Seigneur et pour nos frères et soeurs en humanité ?Saint Paul nous a bien dit : « Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s’il ne discerne pas le corps du Seigneur. » (1 Co 11, 29)

Je crois que l’important c’est le coeur et non pas l’extérieur. Recevez directement dans la bouche, ou sur le coeur, ne relève rien de l’amour du Seigneur et du respect pour lui. Le prêtre n’est pas un saint vivant, même si ses mains sont consacrées par l’onction sainte. Il n’est qu’un pécheur, et parfois pire qu’un baptisé laïc. Et pourtant, le Seigneur l’accepte pour que le Sacrement d’amour puisse entrer dans le coeur de chacun des pécheurs. L’accomplissement de la Loi ce n’est pas il faut faire si, il faut faire ça, ceci est pur, cela est impur. C’est du Pharisaïsme et Jésus avait beaucoup de mal avec ça. Il est condamné à cause de ça aussi. L’accomplissement de la Loi, c’est la Charité, c’est l’amour agapé envers le Seigneur (Dt 6) et envers nos frères et soeurs que nous voyons (Lv 19) (1 Jn 4) (Rm 13, 10) (Mt 22, 37 …).N’ayez pas peur mes frères. Ayez confiance. Nous sommes tous baptisés prêtres, prophètes et rois. Nous qui sommes pécheurs et impurs, mais le Seigneur nous rend pur non pas par nos mérites, mais par son amour, sa mort et sa résurrection. La Loi est faite pour l’homme et non l’homme pour la Loi. Qui mange ma chair, qui boire mon sang, aura la vie éternelle, dit le Seigneur Jésus.

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COMMENT LA FORME ORDINAIRE DE LA MESSE PEUT « ENRICHIR » LA FORME EXTRAORDINAIRE

Pas mauvais comme réflexion ! Je pense aussi de même ! Pourquoi Jean XXIII pouvait modifier, et les autres papes après lui ne peuvent pas ? En fait, ce n’est pas la question de la Messe, c’est l’idéologie de l’exclusion, car à l’origine, ils sont contre l’oecuménisme et la reconnaissance des autres religions par la liberté religieuse, et surtout ils veulent que le catholicisme est une religion d’état et il faut exclure les autres religions ou croyance. Heureusement tous les groupes des Tradis ne sont pas facos. Mais quand même, il y a beaucoup. J’ai entendu aujourd’hui par une amie qu’elle connait deux prêtres de cette tendance l’a quitté à cause de ces idéologies. Et j’aurai la chance de contacter un ancien adepte de ces courants et qui s’engage maintenant auprès des pauvres avec la Banque Alimentaire.On peut aimer la forme de la Messe, car les chrétiens ont vécus depuis longtemps. Mais les idéologies de l’exclusion et la désobéissance sont les plaies et qui sont tellement contre l’esprit de l’Evangile; Cette mentalité est ancrée dans la tête de beaucoup de personnes qui prétendent de retourner à la mode de vie ancienne avec les idées royalistes. Ils sont déçus de la démocratie contrôlée des courants politiques socialistes ou libérales qui introduisent les lois contre la vie et la famille. Donc ils sont tombés sur les groupes qui se réclament les valeurs antiques et qui se prétendent d’être le meilleur que les autres et les plus purs. Les groupes traditionalistes sont des mieux lieux pour les prédateurs à introduire ces idéologies mortifères. Ce n’est pas la question de la Liturgie, car la forme ordinaire est très fidèle à la Tradition romaine.Comment aimer nos ennemis comme recommande le Christ si l’on exclut ceux qui sont différents que nous ? Imagine, si l’on n’est pas pour l’unité des chrétiens en reconnaissance les biens chez les autres, les points forts chez les autres, on est pour la division et la condamnation. A cause de cette mentalité, il y avait des guerres au nom de la religion (même entre Catholiques et Protestants au 16e siècle). Les rois de France beaucoup ont fait le mal et on a même introduit des bûchés pour tuer les autres car la religion est à l’Etat. Si l’on n’est pas pour la liberté religieuse, on condamne à l’enfer ceux qui ne sont pas comme nous, soit on va les tuer. Heureusement, l’Eglise catholique depuis Vatican II a reconnu l’importance de la liberté religieuse, et elle combatte pour le droit des chrétiens persécutés.On voit très bien dans beaucoup de pays communistes ou islamistes. Comme il n’y a pas de liberté religieuse, chaque année, plus de 4000 chrétiens sont tués terriblement. Et pourquoi on veut la liberté pour les chrétiens, et pas liberté pour les autres ? Mais la liberté ne veut pas dire que toutes les religions donnent le salut et elles sont pareilles. On reconnait les bons actes et humains, avec discernement. Tout n’est pas mauvais et tout n’est pas bon non plus. Il faut le discernement avec la Lumière de l’Evangile qui met l’amour au centre. Le pape François rappelle que nous ne pouvons pas évangéliser que par les bons actes et non pas par la haine et l’exclusion des autres.

Citations : http://reflexioncatholiques.over-blog.com/2017/05/comment-la-forme-ordinaire-de-la-messe-peut-enrichir-la-forme-extraordinaire.html?fbclid=IwAR3K44XRFmkXxxHGDE_osfB1LIODB6dHYhojSoJmYn2GPKwJzEkKsFlplgs

COMMENT LA FORME ORDINAIRE DE LA MESSE PEUT « ENRICHIR » LA FORME EXTRAORDINAIRE.

Dans Summorum Pontificum, le Pape Benoit XVI espérait que la célébration des formes ordinaires et extraordinaires de la messe aboutirait à un « enrichissement mutuel ». Alors quels seraient les éléments les plus sains de la forme ordinaire qui pourraient bénéficier à la forme extraordinaire ?

Rev. Peter M.J. Stravinskas

En 2007, le Pape Benoit XVI promulgua le Motu Proprio Summorum Pontificum dans lequel il accordait une plus grande étendue aux permissions antérieures du Pape Jean-Paul II concernant la célébration de la Sainte Messe selon le Missale Romanum de 1962. Dans la lettre du Pape qui accompagnait le Motu Proprio adressée aux Evêques du monde catholique, il exprimait la conviction que la disponibilité de l’ancien rite (appelé aujourd’hui la « forme extraordinaire ») serait « mutuellement enrichissante » pour la forme extraordinaire et pour la forme « ordinaire » de la Messe. Il apparaîtrait que le Pontife visait un processus organique par lequel une forme « nouvelle et améliorée » de la Messe romaine verrait le jour. Beaucoup de prêtres et de liturgistes ont identifiés plusieurs éléments de la forme extraordinaire (FERM) qui seraient utiles pour augmenter la « sacralité » de la forme ordinaire (FORM). En revanche, quand la conversation passe à la manière dont la FORM pourrait exercer une influence positive sur la FERM, il n’est pas peu rare d’entendre soulever de sérieux doutes à ce sujet. Cette réponse me fit penser à la fameuse question rhétorique (et probablement sarcastique) de Tertullien quand on lui demanda de considérer la valeur de la philosophie pour la théologie : « Qu’est-ce qu’Athènes a à voir avec Jérusalem ? ».

Depuis la promulgation de SP (Summorum Pontificum, ndlt), quand je célèbre selon la FERM, des pensées surgissent en moi au sujet d’utiles adaptations. Je suspecte que beaucoup de mes pensées étaient également dans les esprits des Pères de Vatican II, dont le premier document fut leur Constitution sur la Sainte Liturgie, Sacrosanctum Concilium. Ce document donnait une structure théologique pour le renouveau liturgique, né du mouvement liturgique couvrant environ un siècle en préparation de Vatican II. En plus des bases théologiques, les évêques ont également identifié des endroits où l’on avait besoin de modifications et de développements ; il faut noter que Sacrosanctum Concilium remporta une approbation presque unanime (même de la part de Mgr Marcel Lefebvre). Il est certain que beaucoup de ce qui émergea en 1970 (et après) ne fut pas envisagé le moins du monde par les Pères conciliaires.

Ceci étant dit, de quelle manière la FERM pourrait-elle bénéficier de certains des aspects les plus sains de la FORM ?

Adoption du lectionnaire révisé.

Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que, à la veille de Vatican II, non seulement nous n’avions qu’un seul cycle de lectures dominicales, mais nous n’avions pas de lectionnaire pour la semaine du tout ! Résultat, soit les lectures du dimanche étaient répétées ou celles des « communs » des saints étaient employées.

Par conséquent, Sacrosanctum Concilium appelle clairement à une extension du lectionnaire, le mettant en mesure de donner au Peuple de Dieu une plus grande exposition à la Parole de Dieu.

La proclamation de la majeure partie du Nouveau Testament et de vastes parties de l’Ancien Testament dans le lectionnaire actuel est l’un des achèvements les plus positifs de la réforme liturgique post-conciliaire – à tel point que les dénominations protestantes les plus courantes ont adoptées notre lectionnaire.

Incorporation de formulaires de Messes supplémentaires.

Le Missel de 1970 (et ses éditions suivantes) contient une riche collection de textes eucologiques, puisés du vaste trésor liturgique de l’Église. Beaucoup des oraisons ont un « pedigree » datant du IVe siècle. Le Pape Benoit XVI dans Summorum Pontificum a même suggéré la possibilité d’intégrer ces prières dans le Missel de 1962, surlignant particulièrement le déploiement de belles préfaces qui composent le Missel de la FORM (par contraste avec le nombre très limité dans le Missel de la FERM).

Étendre les possibilités pour la solennité.

La FERM a clairement définie les catégories pour la célébration de la Messe : Messe basse, Missa cantata, Messe solennelle. La forme normative est la Messe solennelle, où l’on trouve de nombreuses fonctions ministérielles, avec de l’encens et du chant. La Messe basse (qui, aux états-Unis, était l’expérience liturgique la plus commune et familière) n’a aucune de ces caractéristiques. La Missa cantata est une tentative d’avoir au moins un peu de cette solennité, même sans les ministres désirés.

La FORM n’a pas de catégories qui s’excluent mutuellement à ce point, permettant ainsi d’incorporer autant de solennité que possible. Et ainsi, même lors d’une messe quotidienne avec un seul prêtre célébrant, on peut chanter toutes les prières et user de l’encens. Il est regrettable que cette ouverture ne soit pas utilisée plus souvent – même le dimanche. Cependant, ce serait un bon élément à inclure dans le menu liturgique de la FERM.

Élimination des doublets.

Dans les messes chantées de la FERM, le célébrant est prié de réciter silencieusement les textes qui sont chantés par le Chœur  et/ou l’assemblée (par exemple, l’introït, le Gloria, le Credo, le Sanctus). Dans la célébration de la Sainte Messe, le prêtre va ici ou là de multiples façons : à certains moments, il prie comme l’un des fidèles ; à d’autres moments, il prie In persona Christi Capitis (dans la personne du Christ-Tête). Quand il agit selon la première façon, il n’y a aucune raison théologique pour lui de ne prier en union avec toute l’assemblée. Ceux qui assistent habituellement à la FERM connaîtront l’étrangeté de cette pratique actuelle des rubriques, spécialement lorsqu’un texte demande un geste de la part du prêtre (par exemple le signe de Croix) qui n’est pas « synchronisé » avec ce qui est chanté puisque la schola/assemblée n’en est pas encore là.

Restauration de la procession d’offertoire et de la prière des fidèles (prière universelle, ndt).

Ces deux rituels ont été spécifiquement identifiés par Sacrosanctum Concilium comme des éléments à restaurer. Ici, on met l’accent sur « restauré » ; contrairement à certains autres rites introduits dans la liturgie post-Vatican II, ces deux là ont pour eux une vénérable tradition. En effet, les prières d’intercession de la liturgie du Vendredi Saint sont le témoin de l’antiquité de la prière des fidèles. Saint Justin, Martyr, est un témoin plus ancien encore de la procession d’offertoire.

Réordonner le rite d’envoi.

Le rite d’envoi de la FERM est décevant en ce sens que le prêtre renvoie l’assemblée avant de lui donner la bénédiction, suivie du Dernier Évangile. La FORM a une conclusion plus logique, dans la mesure où « l’Ite Missa Est » est vraiment le dernier mot de la messe. Peut-être le Dernier Évangile pourrait-il être retenu comme texte optionnel, étant donné sa valeur historique.

Déplacer la « fractio ».

Dans la FORM, la « fraction du Pain » a lieu pendant l’Agnus Dei, qui est l’hymne par excellence à « l’Agneau qui fut immolé ». L’action et le texte de ce rite dans la FERM ne se correspondent pas entre eux aussi bien.

Affirmer clairement que l’homélie est une vraie partie de la Sainte Liturgie.

Enlever le manipule et poser la barrette pendant l’homélie (avec le Signe de Croix qui l’ouvre et l’achève) revient à déclarer que l’homélie ne fait pas partie de la Messe, qu’elle n’est qu’une « interruption ». Au contraire, l’homélie est une partie essentielle de la Sainte Liturgie. Bien plus, si ce n’était pas le cas, alors tout chrétien baptisé pourrait la faire !

Maintenir l’intégrité du Sanctus.

Quand on chante des Messes polyphoniques, il n’est pas rare que le Benedictus soit séparé du reste du Sanctus, en étant chanté après la Consécration. Il s’agit évidement d’une accommodation au problème de la performance musicale qui jette tant d’ombre à la liturgie elle-même qu’elle ne peut être jouée sans créer un délai indu dans la célébration. Si une composition musicale avait cet effet, il tomberait certainement sous la condamnation de Tra le Sollecitudini du Pape Pie X. Au-delà de ce point, si la musique est utilisée pour « combler » le silence après la Consécration, cela va à l’encontre de la logique d’un canon inaudible, évoquant un sens plus profond du mystère.

Adopter les rubriques de la FORM pour le rite de communion.

Si le Pater Noster est la prière de la famille de l’Église à son Père céleste, pourquoi l’assemblée toute entière ne pourrait-elle pas le prier ? Bien sur, les normes de Benoit XVI dans Summorum Pontificum le permettent déjà, mais c’est une option que je n’ai vue que rarement. Il y aurait également plus de sens à ce que les autres prières du rite de communion soient récitées distinctement ou chantées à haute voix (comme dans la FORM) avec les prières privées de préparation du prêtre dites « sotto voce » (comme, encore une fois, dans la FORM).

Faire face au peuple quand on s’adresse au peuple ; faire face à Dieu quand on s’adresse à Dieu.

Nous avons utilisé cette formule pour justifier la célébration de la Messe ad orientem dans la FORM, c’est-à-dire, faire face à l’est liturgique à partir de la Liturgie de l’Eucharistie. L’inverse est également vrai : quand on proclame les lectures de l’Écriture, tournez-vous vers ceux à qui ces textes sont adressés. Quelque soit les origines historiques de la position vers l’Est pour l’Épître, et vers le Nord pour l’Évangile à la Messe solennelle, elles ne communiquent pas vraiment la signification du rite qui est célébré.

Unir les calendriers de la FORM et de la FERM.

C’est un appauvrissement pour la FERM que de ne pouvoir commémorer les saints canonisés depuis 1962 – un point qui fut aussi soulevé par Benoit XVI dans Summorum Pontificum. Certains changements du calendrier étaient bons (par exemple, faire de la Solennité du Christ-Roi le dernier dimanche de l’année liturgique) alors que d’autres détruisaient des traditions de longue date (par exemple l’Épiphanie ou l’Ascension). Quoi que l’on pense au sujet de l’un ou l’autre calendriers (et aucun calendrier ne sera jamais parfait), utiliser un système à double calendrier témoigne d’une division, soit l’antithèse même de ce qu’une bonne liturgie devrait être.

Modifier les rubriques.

Sacrosanctum Concilium appelle à une modification des signes et des symboles qui font double emplois ou qui sont obscurs. L’on pense immédiatement aux multiples Signes de Croix pendant le Canon. De même que la FORM admet une sorte de laxisme, la FERM peut pencher vers un rubricisme ou une rigidité malsaine. In medio stat virtus ! (la vertu se tient au milieu).

Renommer les deux parties principales de la Messe.

Continuer à appeler la première partie de la Messe la « Messe des Catéchumènes » est une forme d’archéologisme dénoncé par Pie XII dans Mediator Dei. Nous n’avons pas renvoyé les catéchumènes (ou les pénitents) depuis des siècles (sauf dans des paroisses stupides ou les chrétiens baptisés se préparant à recevoir la pleine communion sont « renvoyés »). La nomenclature post-conciliaire est plutôt exacte : Liturgie de la Parole/Liturgie de l’Eucharistie.

Voici mes recommandations pour « l’enrichissement mutuel » des apports de la Forme ordinaire pour la Forme extraordinaire. J’espère que ceci aide à répondre à la version liturgique contemporaine de la question de Tertullien.

Pourquoi nous devons aller à la Messe le Dimanche ?

Pourquoi nous devons aller à la Messe le Dimanche ? Pourquoi les fêtes solennelles sont obligatoire ? Dans quel sens ?

Saint Pierre nous dit bien de notre baptême (1 P 3, 21) : « C’était une figure du baptême qui vous sauve maintenant : le baptême ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ. » Par le baptême, Dieu s’engage avec nous par notre engagement envers Lui. Le baptême ouvre notre vie à la grâce de Dieu. Il est la porte ouverte à tous les autres sacrements, surtout le Sacrement de la Sainte Communion au Corps et au Sang du Christ.

Mais Dieu a besoin de notre accord pour qu’Il puisse nous donner sa grâce. Se priver du Dimanche, le temps où tous les membres de l’Eglise se font Corps, nous nous excommunions et nous nous privons de la grâce de Dieu. Pour recevoir la grâce de Dieu dans le Saint Sacrement de la Communion au Corps et au Sang du Christ, qui nous nourrit, qui nous fait grandir, l’Eglise nous recommande notre devoir de participer avec l’Assemblée d’une manière conscience, avec joie et avec espérance. Le relativisme nous décourage de notre engagement envers Dieu et envers nos frères. C’est pour cela, par souci du salut de chacun, et par amour de Dieu, l’Eglise nous invite de tout coeur à vivre l’Eucharistie le Dimanche, où nous apprenons à écouter la Parole de Dieu, à se faire Corps avec Lui par la Communion, à être en communion avec nos frères et soeurs. Il faut aussi distinguer entre le péché grave et le péché mortel. Tout ce qui est grave n’est pas mortel. Tout ce qui est mortel est très grave. Être absent intentionnellement le Dimanche, c’est grave, car la Vie chrétienne puise sa source dans l’Ecoute de la Parole de Dieu, et dans le Pain eucharistique qui est le Corps et le Sang de Jésus Christ. Le Christ est la Parole de Dieu, une Parole vivante. Nous allons à la Messe pour écouter sa Parole et pour qu’Il puisse s’incarner en nous, dans nos vies non pas seulement par l’écoute et la mise en pratique de ce qu’Il nous enseigne, mais aussi pour qu’Il se fait un avec nous. Nous devenons vraiment les Temples vivants de Dieu.

La Messe télévisée ne remplace jamais. Elle est au service des personnes malades, et surtout pendant ce temps de Pandémie où c’est difficile pour tous d’aller à la Messe, de se faire Corps avec l’Eglise, avec tous les frères et les soeurs en Jésus Christ. On peut toujours la suivre pour nous aider à aimer le Christ. Mais ce n’est pas de vrai Amour si nous n’aimons que par distance. Je trouve ce passage du Code Canonique. C’est difficile de comprendre pourquoi sans avoir l’amour pour le Seigneur. Le code tout seul est sec. Mais si l’on le comprend par Amour, le Seigneur nous aidera à vivre à fond avec Lui et avec toute l’Eglise.

La Messe est aussi un lieu par excellent pour apprendre à aimer le Seigneur et à aimer nos frères et soeurs en vérité.

Ne ratons pas la Messe alors, si tu es baptisé. Si tu ne connais pas l’importance de la Messe, ce n’est pas un péché grave. C’est une faute. Mais si tu ne veux pas, c’est un péché grave, c’est à dire tu te prive de l’amour de Dieu.

La Parole de Dieu et la Parole incarnée de Dieu dans le pain et le vin eucharistique qui est la présence réelle de Jésus le Christ, elle est la source de notre vie. Elle nous vivifie. Comment pourrions vivre en chrétien et vivre pleinement notre baptême, si nous n’avons pas de source de vie ? Comment pourrions nous avoir la vie éternelle sans le Corps de Jésus qui nous est donné, comme dit Jésus : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie eternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6, 54)

Seigneur, sans Toi, notre vie tombe en ruine. Tu as la vie éternelle !

http://www.vatican.va/archive/FRA0037/_P4K.HTM…

CHAPITRE ILES JOURS DE FÊTES

Can. 1246 – § 1. Le dimanche où, de par la tradition apostolique, est célébré le mystère pascal doit être observé dans l’Église tout entière comme le principal jour de fête de précepte. Et de même doivent être observés les jours de la Nativité de Notre Seigneur Jésus Christ, de l’Épiphanie, de l’Ascension et du très Saint Corps et Sang du Christ, le jour de Sainte Marie Mère de Dieu, de son Immaculée Conception et de son Assomption, de saint Joseph, des saints Apôtres Pierre et Paul et enfin de tous les Saints.§ 2. Cependant, la conférence des Évêques peut, avec l’approbation préalable du Saint-Siège, supprimer certaines fêtes de précepte ou les reporter au dimanche.

Can. 1247 – Le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la Messe; de plus, ils s’abstiendront de ces travaux et de ces affaires qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur ou la détente convenable de l’esprit et du corps.

Can. 1248 –
§ 1. Satisfait au précepte de participer à la Messe, qui assiste à la Messe célébrée selon le rite catholique le jour de fête lui-même ou le soir du jour précédent.
§ 2. Si, faute de ministre sacré ou pour toute autre cause grave, la participation à la célébration eucharistique est impossible, il est vivement recommandé que les fidèles participent à la liturgie de la Parole s’il y en a une dans l’église paroissiale ou dans un autre lieu sacré, célébrée selon les dispositions prises par l’Évêque diocésain, ou bien s’adonnent à la prière pendant un temps convenable, seul ou en famille, ou, selon l’occasion, en groupes de familles.